Lisette Lombé
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Le récit se déploie à travers des perspectives entrelacées, se concentrant principalement sur les expériences d'Astor, de Chérif, de Samy et, implicitement, de la communauté collective. Il commence le soir du 16 juillet, Astor descendant dans un espace de fête souterrain caché dans un parking. L'atmosphère est vibrante et illicite, un sanctuaire pour les jeunes en quête d'évasion et de connexion. Astor navigue dans cet espace, rencontrant Aïssa, une jeune femme qui le captive. Leur brève interaction suscite chez lui l'espoir d'une future connexion. Pendant ce temps, en surface, Chérif s'occupe des responsabilités familiales de son jeune frère Samy, qui est sorti en moto. La frustration de Chérif face à l'irresponsabilité de Samy est palpable alors qu'il tente de maintenir le contact. Le récit passe à la perspective de Samy, révélant son béguin pour Lila et ses tentatives pour naviguer ce nouveau terrain émotionnel, cherchant souvent conseil auprès d'Astor. L'exubérance juvénile de Samy et ses fantasmes sur Lila sont mis en contraste avec les dures réalités de son environnement. L'histoire se penche ensuite sur les événements précédant la fête, montrant un barbecue de quartier organisé par Chérif et ses amis. Cette scène est interrompue par une intervention policière, qui dégénère en violence et en arrestations. La brutalité de la rencontre est crûment dépeinte, soulignant l'oppression systémique à laquelle la communauté est confrontée. Les actions arbitraires et le comportement abusif de la police sont mis en évidence, conduisant à l'arrestation injustifiée de Chérif et d'autres. Les conséquences de la violence policière sont explorées à travers les yeux d'Astor et de Chérif. Astor, toujours aux prises avec ses propres troubles émotionnels et les conséquences de l'attaque, est aux prises avec la perte d'Aïssa et son incapacité à se connecter avec elle. Chérif, dévasté par les événements et la perte de Samy (dont la mort est révélée par des flashbacks fragmentés et des conversations), est consumé par le chagrin et le traumatisme. Son frère Farès lutte pour faire face, montrant l'impact généralisé de la violence sur les familles. La mort de Samy est confirmée par des flashbacks fragmentés et le profond chagrin de Chérif. Le récit révèle la rencontre fatale de Samy avec la police alors qu'il faisait de la moto avec son ami Bak. Leur tentative d'échapper à la police conduit à une fusillade tragique, soulignant les conséquences mortelles de la brutalité policière. L'absurdité de la mort de Samy est un thème central qui affecte tous ceux qui lui étaient proches. Astor, aux prises avec ses propres troubles émotionnels et les conséquences de l'attaque, réfléchit à l'avenir et à sa relation avec Aïssa. Il revisite l'espace de fête souterrain, maintenant un symbole de liens perdus et de chagrin profond. Nil, un artisan, accompagne Astor dans son atelier dans le parking, réfléchissant sur la création et la résilience face à la tragédie. Le livre parle finalement de l'esprit humain persistant et de la recherche d'espoir et de guérison face à l'adversité, le feu d'artifice final servant d'acte collectif de souvenir et de lueur d'espoir au milieu du désespoir.