Robert W. Chambers
English
Le Roi de Jaune est une collection de cinq nouvelles interconnectées, encadrées par un récit plus long. « Le Réparateur de Réputations » est raconté par un homme nommé Hildred Castaigne qui, se remettant d'une supposée dépression nerveuse, devient de plus en plus obsédé par une pièce de théâtre mystérieuse intitulée « Le Roi de Jaune ». La pièce est réputée pour son influence corruptrice, et Castaigne se persuade qu'il est destiné à jouer un rôle dans un drame cosmique grandiose, bien qu'effrayant, impliquant la ville de Carcosa et le Roi de Jaune. Il se retrouve mêlé à M. Wilde, un « Réparateur de Réputations » qui utilise la manipulation et le contrôle psychologique pour influencer la vie des gens, et la descente de Castaigne dans la folie culmine dans un acte violent lié à sa destinée perçue. « Le Masque » est raconté par un artiste nommé Alec qui est amoureux de Geneviève, mais elle aime son ami sculpteur Boris. Boris découvre une substance capable de transformer les êtres vivants en marbre, un secret qu'il a l'intention de garder. Geneviève tombe malade et meurt dans des circonstances mystérieuses, possiblement liées aux expériences de Boris, et Boris se suicide. Alec hérite de leur héritage artistique et poursuit ses efforts artistiques, hanté par le passé. « Dans la Cour du Dragon » suit un homme qui, cherchant refuge contre une tempête, rencontre une jeune femme belle et mystérieuse nommée Jeanne d’Ys. Elle le conduit à son domaine isolé et ancien où il tombe profondément amoureux d'elle. Cependant, son expérience est imprégnée d'une fauconnerie et d'une langue anachroniques, suggérant un élément surnaturel. Il apprend que Jeanne est morte il y a des siècles et que sa rencontre est une apparition spectrale. Son amour pour elle s'entremêle à la morsure fatale d'une vipère, et il meurt avec son souvenir. « Le Signe Jaune » est raconté du point de vue d'un artiste qui devient obsédé par un symbole bizarre, potentiellement maudit, le Signe Jaune, après une série de rêves troublants et de rencontres. Il peint un portrait qui devient de plus en plus grotesque, reflétant sa propre descente dans la folie. L'histoire explore les thèmes de l'obsession artistique, du surnaturel et de l'influence corruptrice de forces invisibles, culminant dans un dénouement tragique impliquant son modèle, Tessie, et le mystérieux Signe Jaune. « La Rue des Quatre Vents » raconte l'histoire de Severn, un artiste qui trouve un chat errant avec une mystérieuse jarretière rose. Ses tentatives pour trouver le propriétaire du chat le mènent à Sylvia, une femme belle mais énigmatique qui vit dans l'isolement. Severn s'entiche d'elle, mais leur relation est assombrie par le mystère et les sorrows inexprimés. Il apprend que Sylvia est morte et que sa rencontre avec elle est spectrale, le laissant hanté par son souvenir et les secrets de son passé. « La Rue de la Première Grenade » se déroule pendant le siège de Paris et suit Jack Trent, un Américain pris dans le chaos. Il se retrouve mêlé à Valentine, une femme mystérieuse avec ses propres secrets, et est témoin des effets dévastateurs de la guerre sur la ville et ses habitants. Le récit entrelace les luttes personnelles avec le conflit plus large, explorant les thèmes de l'amour, de la perte et de la recherche de sens au milieu du chaos. « Rue Barrée » se concentre sur Selby, un étudiant d'art américain naïf à Paris, qui est fasciné par l'énigmatique Rue Barrée. Ses tentatives pour l'approcher sont accueillies par une indifférence polie et un sentiment de mystère. Il apprend qu'elle est une femme pleine de secrets et que la poursuivre est une entreprise dangereuse, car elle semble habiter un monde au-delà de sa compréhension. L'histoire aborde la vie de l'artiste à Paris, la quête de la beauté et l'attrait de l'inconnu.