Charlotte Perkins Gilman
English
La narratrice, une femme souffrant de ce que son mari médecin, John, diagnostique comme une « dépression nerveuse temporaire – une légère tendance hystérique », est confinée dans une grande pièce aérée au dernier étage d'un manoir colonial loué pour l'été. John lui interdit de travailler ou d'écrire, croyant que le repos et la relaxation sont cruciaux pour son rétablissement. Son frère, également médecin, approuve le diagnostic et le traitement de John. La narratrice est profondément insatisfaite de cette cure de repos prescrite, estimant qu'une activité stimulante lui serait plus bénéfique. Cependant, elle est obligée d'obéir à son mari, ne trouvant de réconfort que dans l'écriture secrète de son journal lorsqu'il est absent. Elle décrit la maison comme belle mais avec une atmosphère étrange et inquiétante, et n'aime pas leur chambre, qui était autrefois une nurserie avec des fenêtres barrées. La caractéristique la plus frappante de la pièce est son papier peint jaune hideux, que la narratrice trouve répugnant en raison de son motif chaotique et extravagant et de sa couleur nauséabonde. Elle devient de plus en plus obsédée par le papier peint, décrivant en détail son design complexe et troublant. Elle remarque un sous-motif qui ressemble à une femme accroupie et rampante derrière le motif principal, particulièrement visible sous certains éclairages et la nuit. Cette figure perçue commence à dominer ses pensées, et elle commence à croire que le papier peint est vivant et contient une femme piégée. Alors que son isolement et son manque de stimulation intellectuelle se poursuivent, sa fascination pour le papier peint s'intensifie. Elle commence à voir plus clairement la femme rampante, croyant qu'elle essaie d'échapper au motif. L'état mental de la narratrice se détériore, et elle commence à s'identifier à la femme piégée, ressentant une parenté avec sa captivité et sa lutte. Elle passe ses journées à observer le papier peint et ses nuits à observer la figure rampante. John et sa sœur Jennie, qui gère la maisonnée, restent largement inconscients de l'obsession croissante de la narratrice. La narratrice les trompe, prétendant se reposer tout en étudiant secrètement le papier peint. Elle remarque une odeur jaune pervasive dans la pièce, qu'elle associe au papier peint lui-même. Sa fixation sur le papier peint s'intensifie, et elle commence à avoir l'impression d'en être elle-même prisonnière, reflétant la femme qu'elle perçoit à l'intérieur. Dans les derniers jours de leur séjour, la narratrice est convaincue qu'elle doit aider la femme à s'échapper. Elle commence à arracher le papier peint, croyant libérer la femme piégée. Ses actions deviennent plus erratiques et désespérées. Lorsque John rentre et constate son comportement complètement changé, elle déclare qu'elle a enfin échappé à l'influence du papier peint en devenant une avec la femme rampante. Elle continue de ramper dans la pièce, par-dessus son mari évanoui, affirmant sa liberté nouvellement trouvée, aussi délirante soit-elle.