Elizabeth Von Arnim
English
L'histoire commence un misérable après-midi de février dans un club londonien, où Mrs. Wilkins, une femme discrète, découvre une annonce dans The Times pour un petit château médiéval italien à louer en avril. L'annonce ignore ses moyens financiers limités mais éveille une profonde envie de soleil et de Méditerranée. Prisonnière de sa vie monotone à Hampstead, elle se demande s'il s'agit d'une chance d'évasion. Elle rencontre Mrs. Arbuthnot, une autre résidente de Hampstead, également captivée par l'annonce. Bien qu'étrangères et issues de milieux sociaux différents – Mrs. Arbuthnot est impliquée dans des groupes religieux et des œuvres de charité, tandis que Mrs. Wilkins navigue dans le monde des peintres impressionnistes grâce aux relations de son mari – elles décident impulsivement de louer le château ensemble, en partageant les frais. Leur projet d'évasion se heurte à des obstacles initiaux. Mrs. Arbuthnot lutte avec sa conscience, habituée à une vie de devoir et de piété, et s'inquiète de la prodigalité et de l'inconvenance potentielle de leur entreprise. Mrs. Wilkins, en revanche, fait face à l'incrédulité et à l'approbation de son mari Mellersh lorsqu'elle le lui dit enfin. Pour compliquer les choses, leurs dépenses communes nécessitent de trouver deux autres dames pour les rejoindre. Elles publient une annonce et trouvent Lady Caroline Dester, une jeune femme belle et quelque peu volage, et Mrs. Fisher, une dame âgée et respectée qui insiste sur les références. Après quelques entretiens, les quatre femmes, unies par leur désir d'évasion et de paix, acceptent de partager le château. Lady Caroline, habituée au luxe et recherchant la solitude, tente de s'assurer les meilleures chambres, tandis que Mrs. Fisher, attachant de l'importance à sa vie privée et à sa routine, tente d'établir des limites. Mr. Wilkins, le mari de Mrs. Wilkins, arrive à l'improviste, attiré par la perspective de rencontrer Lady Caroline et d'élargir potentiellement son cabinet d'avocats. Son arrivée ajoute une autre couche de complexité sociale, notamment lorsqu'un accident impliquant la plomberie du château conduit à une rencontre embarrassante avec Lady Caroline en robe de chambre. Au fil de la deuxième semaine, le magnifique cadre de San Salvatore commence à opérer sa magie. Mrs. Wilkins, auparavant timide et refoulée, s'épanouit avec une confiance et un bonheur retrouvés, envisageant même d'inviter son mari à les rejoindre. Mrs. Arbuthnot, inspirée par la transformation de Lotty, commence à remettre en question sa propre vie de devoir et de prière, ressentant une envie de connexion et un sentiment de désir pour son enfant décédé et son mari distant. Mrs. Fisher, de plus en plus agitée et ressentant des sensations inhabituelles de «sève montante», se retrouve agitée, tandis que Lady Caroline, à la recherche d'évasion, se retrouve étonnamment introspective. Mr. Wilkins, toujours désireux de plaire et d'étendre ses cercles sociaux et professionnels, s'adapte en douceur et devient un compagnon charmant. Le chapitre souligne le charme persistant de San Salvatore, qui semble catalyser le changement et l'autoréflexion chez chacun de ses visiteurs, révélant les courants sous-jacents de désir personnel et de critique sociale, tandis que les relations en développement de chacun sont mises en évidence.